LAXOA : AUX RACINES DE LA PELOTE BASQUE
de SEVERINE DABADIE et CHRISTIANE ETCHEZAHARRETA
Pour découvrir le laxoa : Calendrier du Championnat 2011 dans les très beau village du Baztan.
Présentation du livre sur TVPI : Voir la vidéo
dans le journal Sud-Ouest : Article sur Séverine Dabadie, Article sur Ander Ugarte
et dans la Semaine du Pays Basque : Article de Marie Claude Soule, Article de Belxa.
QUATRIEME DE COUVERTURE DE CE BEAU LIVRE DE PHOTOGRAPHIES
Au détour d’un fronton, la magie d’une découverte va susciter
la passion. Devant
une partie insolite de pelote, Séverine
Dabadie capte ses premières images du laxoa sans connaître ni le nom, ni
l’origine de cette pratique. Aux racines de toutes les formes de pelote basque,
le laxoa l’entraîne dans un petit univers à part entière en pleine renaissance.
Les écrits de Christiane Etchezaharreta
accompagnent bientôt ses photographies…
Deux hommes et un championnat ont
permis de conserver vivante cette pratique ancestrale de la pelote :
Ander Ugarte dernier fabricant de gants
pour le laxoa et Tiburcio Arraztoa
auteur spécialiste de ce sport et fondateur du championnat annuel du laxoa. À
travers deux interviews remarquables de ces hommes profondément attachés à la culture
basque, l’essentiel est dit pour comprendre le laxoa et ses enjeux.
La magie
du laxoa exprime toutes les composantes
de la culture basque : la solidarité, la force, le courage,
la joie de
vivre, le respect et la
foi. Cette dernière est mise en avant par Mikel
Epalza dans un magnifique texte qui dit le rapport
extraordinaire du laxoa à l’angélus et, plus largement, son importance dans le
maintien de la culture basque immensément riche. Laxoa : aux racines de la
pelote basque convie tous les amoureux du Pays basque à un voyage
inattendu au cœur des trois langues - française, basque et castillane - parlées
dans les Provinces du pays.
PETITE GEO-BIOGRAPHIE DE SEVERINE DABADIE ET CHRISTIANE ETCHEZAHARRETA
C’est au lycée, à Saint-Jean-de-Luz, qu'un professeur de physique-chimie
initie quelques élèves à la photographie et plus exactement au travail de
laboratoire. Devant l'apparition mystérieuse de la première photographie qui
flotte dans le bac, Séverine
Dabadie ressent une révélation et n'aura de cesse de vouloir
capter la lumière et l'utiliser, pour écrire et décrire, le monde et les gens
qui l'entourent. Le champ de tous
les possibles s’ouvre au regard humain de la jeune photographe. Son Pays basque
natal et le monde s'offrent à elle en tant que sujets.
C’est à Prague, au détour d’un pont, qu’elle croise un visage
l’obligeant à faire demi-tour et à se lancer dans le contact photographique
avec l'autre, ce quelque chose où la médiation de l’objet fait tomber les
barrières sociales, cristallisant l’instant unique de la rencontre entre deux
humains, essentiellement humains.
Cet instant est devenu immédiatement une
quête inlassablement poursuivie au cours de tous ses voyages. Quête de l'image
et de nouveaux horizons sans jamais oublier le pays d’enfance où visages et
paysages sont là, authentiques et puissants. Pérennité superbe et intemporelle,
ancrée au cœur d’une histoire et d’une culture ancestrales.
Forte de cette origine, Séverine Dabadie est attirée par un lieu plus que
magique, Bénarès, la plus ancienne citée religieuse au monde, mythique et
mystique, qui rappelle à l’essentiel de la spiritualité : la mort
fascinante, sœur jumelle de la
vie. Une ville qui va littéralement bouleverser l’existence
de la photographe qui ne peut imaginer un monde où la possibilité de le photographier
n’existerait pas. Un lieu précisément où, au cœur de la beauté, la vie et la
mort vibrent à l’unisson d’un présent féérique et terrifiant.
Christiane Etchezaharreta collabore fidèlement à l'écriture des projets
photographiques de Séverine
Dabadie ce qui implique, à partir de cette première rencontre
avec Bénarès, d’y vivre plusieurs mois d’affilés au plus proche des gens d’un
même quartier, logées, chaque année, dans la même petite pension familiale. La
terrasse domine le Gange, fleuve salvateur répandant des milliards de prières
et accueillant les cendres de millions de défunts depuis des temps immémoriaux. De leur regard quotidien et des rencontres profondes avec ses habitants,
Séverine Dabadie
et Christiane Etchezaharreta font un magnifique livre de photographies : Un jour à Kashi, nom d’origine de
Bénarès.
Ce n’est pas une conclusion, c’est un commencement. Éternel retour en terre natale qui forge leur caractère bien trempé dans
l’or du rêve et empêche le présent de s’échapper. Au Pays basque, on vit,
pense, aime, joue au présent. Elles y cueillent certainement la légèreté de
l’être et la profondeur tranquille que Bénarès leur subtilise un temps. Une
légèreté qui s’apparente à une joie de vivre et de s’amuser dans un pays sien.
Les jeux de pelote y font écho, ancrés dans la coutume, le courage, la force,
la fidélité, la foi. Le
troisième œil de Séverine ne pouvait pas laisser échapper cela.
L’esprit toujours en alerte, arpentant le Pays basque et la magnifique
vallée du Baztan, Séverine
Dabadie et Christiane Etchezaharreta découvrent le Laxoa, jeu
de longue paume, ancêtre de toutes les autres formes de pelote. Les parties en
face à face, quatre contre quatre, ne sont pas sans rappeler les joutes
antiques. S’agirait-il là encore de saisir le présent sur le fil du rasoir,
toujours entre vie et mort, même simplement symboliquement ? Un nouveau
livre va naître de ces nouvelles rencontres où la curiosité rime avec passion
de ce qui dans le monde dit le présent solidement enraciné dans le passé, dit
les relations ancrées dans l’humain, dit la fragilité de la vie pour conserver
l’essentiel :
des instants de bonheur simple. Le Laxoa, aux racines de
la pelote basque hérite de cette
profondeur de vie et du vue.