Personnalité charismatique du monde éducatif et intellectuel libanais, Nada Moghaizel Nasr est une grande dame qui écrit des petits textes comme on sertit des joyaux.
En tant que doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation de l’université Saint-Joseph de Beyrouth et représentante des pays arabes au comité conjoint OIT-Unesco, elle aurait pu choisir un langage théorique pour dire ses pensées. Elle a préféré dire les « choses simples » de la vie dans une langue lumineuse, sensible et sensuelle.
Ce qu’elle dit sur l’éducation, sur les relations entre les parents et les enfants, sur le goût de lire résulte d’un cheminement affectif intime, parce qu’il y est en même temps à chaque fois question de son « sujet préféré » : les mamans. Cette écriture fait vibrer une expérience personnelle dans sa dimension essentiellement humaine et universelle, en donnant du sens à chaque instant et une place à part entière à chacun. Ayant gardé la pureté de l’enfance, Nada Moghaizel Nasr nous mène dans les contrées du cœur. Elle indique, avec légèreté et humour, le chemin de la construction de soi et du bonheur.
De par son appartenance au Liban, sa réflexion sur le sens à donner à l’existence et sur la valeur à accorder aux relations humaines n’en est que plus forte, parce que vitale. C’est en même temps ce qui donne une telle émotion et authenticité à son écriture.
Images écrites et D’autres images écrites deviennent des livres-compagnons qui éclairent le quotidien de toute une vie, de chaque vie. Ils offrent le modèle d’un cœur créatif, fidèle, digne, généreux, comme un « repère » à conserver au plus intime de soi.
« Si un jour nous sommes malheureux, nous tacherons d’être élégants »
lui disait sa mère quand elle était petite.
Et si, grâce à cette illumination du cœur et de l’esprit,
nous pouvions recommencer à espérer en un monde meilleur ?
Sylvie Darreau
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