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Le Raccommodeur de poussières : critiques
Claire
Deruy, professeur d'Histoire en lycée, livre sa réflexion et ses
émotions
sur
Le Raccommodeur de poussières de Maryvette Balcou
Dans
Le
raccommodeur de poussières,
Maryvette Balcou, nous livre une histoire mystérieuse et fascinante.
Avec une connaissance très fine des lieux et des hommes, sans
manichéisme ni misérabilisme, elle nous montre la grande île de
Madagascar, splendide et effrayante.
Quelques Européens à qui l'argent donne tous les droits, n'hésitent pas à acheter un enfant par caprice, pour le rejeter plus tard avec cynisme. Le héros italien, Azzo, erre, et croit tromper sa peine en imposant sa toute puissance dans un village malgache, en prétendant sauver des vies alors qu'il noue des drames. Les uns et les autres pensent pouvoir échapper à l'angoisse insoutenable de la misère ordinaire des Malgaches, et à leur quête du sens en s'adonnant à de véritables orgies. Avec virtuosité, finesse et beaucoup d'émotion, Maryvette Balcou, page après page, mène son histoire. Une histoire de catastrophes naturelles, un séisme en Italie, puis sa réplique en forme de cyclone dans l'Océan indien, catastrophes qui broient des vies humaines et en déroutent d'autres. Je me souviendrai longtemps de l'appel poignant et poétique d'une jeune morte italienne à son mari survivant, du constat catastrophé d'un docteur-courage de Madagascar ou des espoirs terrassés de la belle Zanoa, et d'Azzo, enfin en face de lui-même, « bêlant son désespoir » (page 107) dans l'ouragan qui balaie ses illusions. Lecture du Raccommodeur de poussières par Denis Lévy-Soussan Au début du livre... J'ai commencé à lire Le raccommodeur de poussières hier soir. Après une cinquantaine de pages, je le trouve splendide. Tout d'abord le thème, l'idée de ce raccommodage, puis les personnages, le style d'écriture simple, poétique et sensible, ensuite l'atmosphère créée, à la fois onirique et réelle. Il y a là une douceur-douleur dont la tonalité prend le lecteur par la main, ou plutôt par le cœur, pour le faire voyager auprès d'Azzo, de ses souvenirs, de son "être au monde", de sa conception de la vie et des rapports avec les autres et avec lui-même. La description des lieux et des gens contribue aussi à ce climat particulier que l'auteur parvient à créer et qui nous transporte dans cette presqu'île à la fois lointaine et proche. Oui, vraiment, un très beau texte. Je vous en dirai plus quand j'aurai achevé la lecture... A la fin... J'ai terminé le Raccommodeur et mon impression première a été confirmée,il s'agit vraiment d'un très beau texte. J'ai seulement trouvé que quelques passages vers le milieu avaient un tout petit peu moins de force que l'ensemble, ceux qui sont plus "réalistes". Je pense que Maryvette Balcou réussit parfaitement dans le registre onirique et poétique et que moins elle s'en éloigne et mieux c'est. Ce qui fait la force et la grande beauté de ce texte c'est justement cet entre-deux de réel et de rêve, cette voix venue d'ailleurs qui nous parle de façon si proche pourtant, et tout ce qui tire le lecteur vers un ailleurs qui, en écho à celui initié par l'auteur, peut lui être propre à lui lecteur. |
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